Lutte contre les nuisibles

Les frelons asiatiques

Pourquoi piéger ?

Originaire d’Asie, le frelon asiatique (Vespa velutina) figure depuis 2016, sur la liste des espèces exotiques envahissantes préoccupantes pour l’Union européenne. A la recherche de protéines pour nourrir ses larves, ce prédateur consomme 40% d’abeilles et 60% d’autres insectes pollinisateurs (guêpes, papillons…). En capturant un grand nombre d’insectes, il crée un déséquilibre écologique néfaste pour la biodiversité.

Mieux vaut préconiser le piégeage plutôt que l’utilisation de produits insecticides pour détruire les nids car ces produits sont nocifs pour l’environnement. De plus, traiter un nid en fin d’automne est inutile car à cette période celui-ci est inoccupé et ne sera pas réutilisé.

affiche reunion frelon
Si vous n’avez pas pu assister à la réunion organisée en mairie pour devenir piégeur , retrouvez ci-dessous le support présenté lors de la  réunion de piégeage du 11 mars dernier

support de presentation de la reunion sur le frelon asiatique du 11 03 2026

Notre référent piégeur sur la commune est Monsieur Philippe DELORME ; il reste disponible pour toutes questions sur le thème au 06 21 06 73 07.

Les chenilles processionnaires

Pourquoi lutter contre les chenilles processionnaires du pin ?

La chenille de processionnaire du pin est un ravageur commun des conifères présent dans de très nombreuses régions en France. L’augmentation de son effectif, notamment dans les zones habitées inquiète bon nombre de particuliers et de collectivités territoriales. Outre l’aspect inesthétique lié à la présence des nids, les chenilles de processionnaires sont responsables d’accidents allergiques graves chez l’homme et les animaux, liés aux soies urticantes qu’elles libèrent dans le milieu.

Caractéristiques biologiques des chenilles de processionnaires du pin
Caractéristiques biologiques des chenilles de processionnaires du pin
La chenille de processionnaire du pin, forme larvaire du papillon de nuit , est un ravageur important des pineraies d’Europe du Sud. Elle s’attaque à de nombreuses espèces de pins (pin noir d’Autriche, laricio de Corse, SALZMAN, maritime, sylvestre, pin d’Alep, etc…) et dans une moindre mesure aux cèdres.

Cycle de la processionnaire du pin
Les papillons apparaissent au cours de l’été, de mi-juin à fin août suivant les années et les régions. Leur durée de vie excède rarement 24 heures.

Pour pondre, les femelles peuvent parcourir quelques kilomètres. Généralement, elles privilégient les silhouettes d’arbres se découpant sur fond clair. Ainsi, elles choisissent de préférence des lisières de massifs et des arbres isolés.

Les jeunes chenilles éclosent un mois à un mois et demi après la ponte, de fin juillet à fin septembre selon les régions. Elles vivent regroupées en colonies et se nourrissent du limbe des aiguilles, de préférence la nuit lorsqu’il ne gèle pas.

La chenille évolue en passant par 5 stades larvaires successifs. Longue de 3 mm à peine et jaune vert au premier stade, elle atteint au dernier stade près de 5 cm. Elle est alors de couleur brun roux avec des soies latérales blanches. Son développement dure entre 4 à 8 mois.
processionnaire 5 stades

Dès les premiers froids, généralement à la fin du 3ème stade, elles confectionnent leur nid d’hiver, après avoir cherché la position la mieux exposée au soleil.
nid & procession (1)

Au 5ème stade, les chenilles quittent l’arbre en formant de véritables processions, descendant de la cime des arbres le long des branches et du tronc à la recherche d’un endroit au sol suffisamment chaud et meuble pour s’enfouir à quelques centimètres de profondeur (5 à 20 cm). Selon les régions et l’ensoleillement, l’époque de la procession varie, se situant généralement entre décembre et avril. Une fois enterrée, la chenille se transforme en chrysalide marquant le début de la diapause qui durera en général jusqu’à un mois avant la date localement favorable pour la sortie des adultes (environ mi-mai). Cependant, en cas de températures trop basses ou trop élevées au moment de la morphogenèse, la diapause peut durer plusieurs années (2 à 4 ans).

Dégâts et nuisances

Dégâts engendrés sur les arbres
La chenille de processionnaire du pin est responsable de dégâts sur les boisements de pins en forêt. En effet, la consommation du feuillage peut être particulièrement sévère en hiver et au printemps si les populations sont importantes, occasionnant une défoliation massive et un préjudice important surtout aux jeunes boisements.

Conséquences sur les hommes et les animaux
En zone d’habitation, la présence des nids sur les pins des jardins de particuliers ou des lieux publics (écoles, parcs, stades, …) est responsable d’affections graves chez l’homme et chez les animaux, liés au caractère urticant des soies des chenilles.

Dès le 3ème stade, les chenilles portent des minuscules poils urticants qui se libèrent lorsqu’elles se sentent agressées. Ces poils restent en suspension dans l’air ambiant. Ils demeurent virulents plusieurs mois après la disparition des chenilles, notamment dans les nids qu’elles ont occupés.

Chez l’Homme, le contact avec les chenilles ou avec les poils urticants disséminés par le vent est responsable d’accidents plus ou moins graves suivant la sensibilité des individus :

• Sur la peau : apparition de plaques rouges avec ou sans cloques, accompagnées de démangeaisons intenses ou de sensations de brûlure qui peuvent durer quelques heures à quelques jours. Les lésions se situent surtout aux endroits de frottement avec le vêtement (jambes, cou, poignets) et peuvent être particulièrement graves lors de contact direct avec les chenilles.

• Au niveau des yeux : paupières rouges et enflées. Quand les poils urticants pénètrent dans l’œil, ils peuvent causer des accidents graves allant jusqu’à la cécité.

• Dans les bronches : allergies violentes chez les personnes présentant des difficultés respiratoires.

Si ces symptômes persistent, la consultation d’un médecin est vivement recommandée.

Les animaux domestiques, comme les chiens ou les chevaux sont les plus vulnérables surtout à l’époque des processions où les chenilles sont directement accessibles. Les poils urticants provoquent chez ces animaux des nécroses allant jusqu’à la perte de la langue.

Méthodes de lutte

La lutte contre la chenille de processionnaire du pin ne permet pas d’éviter une nouvelle infestation, mais consiste uniquement à protéger les peuplements de jeunes arbres les plus sensibles et à limiter localement les populations à un taux compatible avec la présence humaine.

Échenillage : Lors d’attaques ponctuelles sur des arbres de faible taille ou facilement accessibles, il est possible de récolter les nids, ou de couper les rameaux porteurs à l’aide d’un sécateur ou d’un échenilloir en se protégeant suffisamment. Les pré nids récoltés (de mi-septembre à fin octobre) seront brûlés, jetés aux ordures ou mieux déposés loin de tout arbre directement au sol dans un endroit dégagé et à bonne distance des pins (500 m) pour permettre l’action et la survie des prédateurs naturels. Pour les nids d’hiver (novembre à février), les chenilles portant à ce stade des poils urticants, il est indispensable de se protéger au maximum à l’aide de vêtements étanches, foulard autour du cou, masque de type apiculteur et gants hermétiques. Les nids seront ensuite incinérés afin de détruire les poils urticants.

Eco pièges : Pour protéger un jardin ou un parc, ne contenant que quelques pins, contre les risques d’urtication lors des processions, il est possible d’installer des « éco pièges ». L’éco piège a pour objectif de collecter les chenilles avant qu’elles n’atteignent le sol, dans un sac rempli de terre. Le sac peut être retiré à partir du mois de mai. Pour le détruire, deux possibilités : soit l’incinérer dans un contenant fermé, soit le suremballer dans un sac poubelle et le jeter aux ordures ménagères.

ATTENTION: ne pas jeter en déchetterie !

Pièges à phéromones : Afin de réduire l’apparition de nid dans les arbres, un piège à phéromones peut être utilisé. Il a pour objectif d’attirer les papillons mâles grâce à une phéromone de synthèse imitant celle libérée par les femelles. Cette solution écologique permet de limiter les accouplements et donc la production d’œufs. Cette méthode est conseillée en complément de l’éco piège.

Pulvérisation : Lors d’attaques plus importantes, sur des arbres de grande taille ou difficilement accessibles, il est possible d’appliquer sur les arbres infestés une bactérie : le Bacillus thuringiensis var. kurstaki (BTk). Le BTk est homologué comme produit phytopharmaceutique et nécessite des conditions d’application particulières. Pour une meilleure efficacité, le produit est appliqué sur les jeunes chenilles (septembre octobre), permettant ainsi d’éviter la production de soies urticantes. Le BTk impacte également les lépidoptères non cibles.

Les moustiques tigre

Pourquoi lutter contre le moustique tigre ?
L’implication de tous est primordiale
Le moustique tigre est essentiellement lié à l’habitat humain. Ses lieux de développement se situent majoritairement dans les jardins, sur les terrasses et les balcons. Comme tous les moustiques, il a besoin d’eau pour assurer le développement de ses œufs, larves et nymphes. Il colonise ainsi divers contenants (réserves d’eau de pluie, regards d’eau pluviale, soucoupes sous les pots de fleurs…).

Un moustique tigre qui pique dans le jardin est né à moins de 150 mètres de là, il se déplace peu. En été, la durée de développement de l’œuf à l’adulte dure entre 8 et 12 jours. La durée de vie d’un adulte étant d’environ 4 semaines, plusieurs générations vont se succéder au cours de la saison.

Le moyen le plus efficace pour lutter contre ce moustique est de le priver d’eau. Sachant que 80 % des lieux de développement du moustique tigre se trouvent à proximité des habitations, l’implication de chaque habitant est primordiale. En vidant, couvrant, rangeant tout récipient permettant son développement, on empêche sa prolifération.
pose moustiquaire bidon recuperation d eau de pluie dans un jardin partage communal en region auvergne rhone alpes

privons le deau

Le recensement précis de tous les sites de développement de ce moustique est impossible, et les traitements insecticides ne permettent pas d’éliminer les moustiques durablement.

GUIDE TECHNIQUE MOUSTIQUE TIGRE